Frères Apithy, le sabre est un affaire en famille

Deux frères unis par la sabre: Bolade defende le couleurs de la France, son frère Yemi ceux du Benin. On a parlé avec eux a côté du tournoi de Coupe du Monde de Padoue.

 

Deux fréres, l’amour pour l’escrime et, en particulier, pour le sabre. Mais le parcours d’escrime de Bolade et Yemi Apithy ont pris des directions differents:  Bolade defende le couleurs de la France, son frère Yemi ceux du Benin, le pays africain natal de père Apithy.

Nous avons rencontré les deux frères en occasion du “Trofeo Luxardo” en Padoue, étape de Coupe du Monde de sabre masculine,  importante pour se qualifier aux JJOO de Rio 2016. Une occasion pour nous de raconter leur histoire et de leur choix de vie escrime. Mais aussi pour parler du développement de l’escrime en Afrique et comment le sport peut être un formidable vecteur d’intégration.

Vous êtes deux frères, deux escrimeurs importants dans le panorama internationale et votre histoire nous a suscité beaucoup de curiosité: nés en France d’une famille d’origine beninoise, Boladé a décider de jouer pour la France, Yemi pour le Benin. Pourquoi cette décision différente entre les deux?

B. Pour moi ça c’est fait simplement: je suis né en France, je suis toujours résté en France, où j’ai fait beaucoup de petites categories, j’ai fait un championnat du monde avec la France et quand je suis passé senior, j’ai continué avec la France. J’ai eu des bons résultats avec la France et je n’ai pas eu de raisons de changer de pays.

Au contraire, Yemi, Votre famille a influencé ta décision de choisir le Benin tandis que la France?

Y.  Oui, mon père est Béninois, on a la double nationalité et dans mon parcours d’escrime j’ai arrêté avec les équipes de France en junior et quand je suis passé senior j’ai arreté avec l’escrime pou faire mes études. Donc, après la Fédération Béninoise s’est crée, du coup j’ai parti les représenter.

C’était plutôt un choix d’orgueil, la tienne, pour améliorer le mouvement de l’escrime en Afrique?

Y. Oui, ça pouvait faire grandir la Fédération Béninoise et ça permet de montrer aussi qu’en Afrique le monde puisse passer l’escrime et qu’on peut être dans les tournoi internationaux.

Votre passion pour l’escrime, comment est-elle commencé?

B. Moi c’était quand j’était tout petit, j’avait 3/4 ans, j’ai vu une photo d’un escrimeur et j’ai dit à mes parents que je voulais faire ça. Apres, dans la famille personne ne connaissait l’escrime: on a cherché et voilà: j’ai commencé et puis je n’ai jamais arrêté.

Y. C’était mon grand frère, qui m’a accompagné à ses entrainements: j’ai essayé et je n’ai plus arreté!

Vous vivez tous les deux en France: comment l’escrime est-elle vécue en France?

B. La France est une grande force de l’escrime, mais on n’est pas si connu comme le football ou les autres sports collectifs. Il y a un forte identité dans l’escrime, mais ça c’arrête la…

Comme sport, l’importance de l’escrime est bien vécue?

B. Seulement pendant les Jeux Olympiques, tout comme en Italie: il faut faire des bonnes résultats, si tu ne vas pas aux JJOO, t’es un sportif normal, pas trop connu, je reste amateur, on est pas professionnels, il n’y a pas de télé etcetera…

Yemi, ton choix de jouer pour le Benin a apporté des améliorations dans le mouvement béninois et africain?

y. Ça a permis de faire connaitre l’escrime, comme j’ai eu des médailles continentales, ça m’a permis de passer à la télévision, de faire connaitre l’escrime surtout aux béninois qui ne connaissaient du tout ce sport. Du coup, la Fédération était très jeune et ça a permis d’augmenter le numéro d’inscriptions.

Combien d’escrimeurs il y a au Benin?

Y. Il y a trois ans on a bâti des écoles et on a déjà de maitres d’armes, donc ça continue de grandir!

Comment tu vois la croissance de l’Afrique dans l’escrime?

Y. Ça commence a être plus sérieux qu’en avance, on a toujours des retards sur les grandes nations comme l’Italie ou la France, mais on pense qu’ici 4 ans on pourra commencer voir gagner l’Afrique.

Quels sont les pays les plus forts en Afrique?

Y. Il y a l’Egypte, qui a des belles perspectives, le Benin bien sur, après dans les petites catégories l’Algérie commence avoir un plan de croissance très intéressant.

En ce qui concerne l’escrime italienne, vous avez des exemples à suivre?

B. Oui, Montano, bien sur. Quand j’ai commencé faire des compétitions internationales, Aldo était déjà très fort: c’est lui qui représente la sabre, la vraie star, il est fort, il est beau. Si je ferai une moitié ou un quart de ce qu’il a fait, je serais bien heureux! Il est un très grand tireur, tout le monde voudrait une carrière comme lui. Même à son âge il est encore à très haut niveau (Montano gagnera le Prix Luxardo quelques heures plus tard).

Quels sont vos impressions sur les JJOO de Rio?

B. La France ne pourra pas faire pire qu’à Londres (0 médailles), donc là c’est déjà un bon départ (il rit)

Qu’est-ce qu’a changé, dans l’escrime de France, après le flop aux JJOO de Londres?

B. Il y a eu beaucoup de changements: dans l’épée on a changé les entraineurs, dans le fleuret ça a changé aussi, au sabre on a changé deux fois. Maintenant l’épée homme, il sont déjà forts, à part des catastrophes ils pourront gagner des médailles, après il y a le fleuret par équipe, où et les hommes et les filles sont très bons. Après les JJOO sont très particuliers, on ne peut jamais savoir.

Comment l’escrime peut aider dans l’intégration culturelle des nouvelles générations?

B. Vous voyez, pour nous qui on a la double origine c’était facile: l’intégration pour nous c’est facilement passé en ayant une famille française et étrangère au même temps. On a des points en commun avec tout le monde, on pourrait être le lien, finalement, entre les français de souche et ce qui sont issues de l’immigration: après avec le sport c’est plus facile, le sport t’ouvres de portes, comme sportif les gens ne te regardent plus comme des “divers”, on est des sportifs qui représentent la France, donc le sport aide bien sur.

Twitter: @RenaBoschetti

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Fotografia di Alessandro Gennari per Pianeta Scherma

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